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Le flop…du bateau stop

Le flop…du bateau stop

 

On vous l’annonçait la semaine dernière, nous avons trouvé un bateau pour rejoindre le Panama.

Après avoir répondu à une annonce sur le site « bourse des équipiers », quelques mails et coup de téléphone, le rendez vous était pris. Sauf que ça ne s’est passé comme prévu…

Le projet initial :

Un bateau provenant de Saint Barth vient nous prendre en Guadeloupe pour filer sur les iles San Blas au large du Panama. Selon le feeling on passerai le canal pour rejoindre les Galápagos ou non. Un autre couple avec un enfant de un an et demi doit se joindre à nous.

Les faits :

Le plan de navigation a changé, nous devrons repasser par Saint Barth puis Saint Martin pour des questions d’économies sur l’avitaillement (on est pas mécontents, on verra plus de choses mais ça nous paraît pas très logique).Avec Roland nous rencontrons un peu en avance la petite famille qui doit embarquer avec nous. Le courant passe, nous sommes contents.

Le vendredi nous allons tous ensemble à la marina du gosier pour rencontrer le capitaine et jeter un coup d’œil au bateau. Nous faisons connaissances puis partons faire quelques courses pour le voilier et commencer l’avitaillement. A ce moment là le deal est clair, nous avançons chacun les frais pour 15 jours de navigation (caisse de bord de 10 euros + 15 euros de participation journalière). Le capitaine nous propose d’aller sur Marie Galante le lendemain pour faire une première navigation test.

De bons moments quand même!

Samedi matin tout le monde sur le pont, la grand voile qui a déchiré lors de l’arrivée à Pointe à pitre à bien été réparée mais il y a un second trou qui n’avait pas été signalé… Nous sortons du port et là… avarie de barre… on ne peut plus diriger le bateau! Tranquillement nous atteignons le mouillage.Le capitaine nous avoue qu’il avait déjà fait une réparation qui visiblement venait de lacher mais qu’il avait tout ce qu’il faut pour réparer. En fait les dégâts sont un peu plus importants et cela prendra quelques heures pour résoudre le problème. Nous sommes un peu dubitatifs, l’impression que nous avions semble se vérifier. La première nuit à bord se passera sans encombre et sans mal de mer.

Dimanche, on s’active et on répare quelques bricoles ici et là. Je monte au mât pour mettre des mousses de protection et c’est à ce moment qu’on s’aperçoit qu’un des cables qui permettent de tenir le mat est cassé. Nous proposons de rentrer au port pour faire les réparations et nous devons retrouver Boris et Carl pour passer une dernière soirée ensemble. Au moment de manœuvrer, coup de stress , la barre a été remontée à l’envers. Pour vous donner une idée, essayez de faire un créneau avec une voiture qui tourne dans le sens inverse du volant! Bref on quitte le bateau pas super confiants… Voile déchirée, avarie de barre et risque de perdre le mât…ça commence à faire beaucoup. Le soir en discutant avec les copains tout le monde est unanime, le bateau ne semble pas près pour une telle traversée. Nous prenons notre décision, la première impression n’étant pas bonne et n’étant pas convaincu à 100% nous ne partirons pas à bord de ce bateau.

Lundi, retour au port. Le capitaine nous propose d’emblais de réparer l’annexe qui prend l’eau (le petit bateau qui permet de débarquer). On lui dit donc tout de suite qu’on ne se sent pas en confiance et que nous ne partirons pas avec lui. La petite famille déjà installée à bord depuis vendredi nous suivra dans ce choix et prévoit rester également à quai. Le capitaine est déçu et essaie de nous faire changer d’avis , la discussion est calme , sans embrouille et nous récupérons notre argent. Avant de partir nous constaterons qu’un deuxième câble du mât a aussi lâché…

Mouillage de Gosier

En conclusion:

Nous avons quand même vécu deux jours à bord très agréables et rencontré des gens chouettes! On tire du positif de cette expérience, on a appris pleins de choses. Cela remet aussi en question nos limites, est-on vraiment près à mettre notre sécurité entre les mains d’un inconnu sachant qu’on ne connaît rien à la voile? Il y a toujours des choses à bricoler sur un bateau mais jusqu’à quel point? Si vous avez pour projet de partir en conavigation, on a entendu plein de récits de superbes expériences qui donnent envie mais on vous conseille vivement de faire un test de quelques jours avant de partir pour une grande nav’. Discutez avec les gens de la capitainerie ou ceux qui font des réparations sur les bateaux, voir s’il connaissent votre future embarcation, cela peut donner des indices.Si vous ne le sentez pas, ne le faites pas , la mer ça rigole pas une fois parti … plus d’autre choix que d’attendre la prochaine escale.

Pour la suite ?

Ben dans les jours qui viennent…on va refaire le point! On continue malgrès tout à chercher un bateau pour ne pas rester sur une déception et surtout voir si ça vient de nos attentes trop élevées ou juste de tomber sur la bonne personne. Sinon, plan B, on prend l’avion pour rejoindre l’Amérique du sud! En attendant de se décider on va profiter encore un peu de la douceur de vivre guadeloupéenne et passer de bons moments avec les gens à qui on avait déjà dit au revoir :-)

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